La concentration en méditation (2)

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La concentration, le point délicat de la méditation, sur lequel il faut souvent revenir.

Il est essentiel d’engager son intention sincère, et alors le travail est déjà à moitié fait.

Considérons notre espace mental.

Le mental est la faculté de perception qui relie toutes les parties de notre être entre elles, et aussi avec le mental universel, l’intelligence cosmique.

Notre mental peut percevoir quatre degrés:

– des sensations corporelles: j’ai faim, j’ai froid, j’ai mal aux pieds…

– des émotions: la joie, la frustration, la croupe de ma voisine, etc…

– des idées, des pensées. Pensées ordinaires ou bien pensées structurées et avancées, raisonnement philosophique ou mathématique; etc.

– des intuitions, des illuminations comme l’éveil.

A chaque degré, on s’élève un peu plus dans le domaine spirituel.

On peut voir ça comme une échelle qui monte en haut, où se trouve la source.

On peut aussi voir ça comme des cercles concentriques, les perceptions corporelles sont les plus éloignées du centre, et les autres degrés progressivement à l’intérieur du cercle avec les intuitions et la présence de la source au centre.

Concentration: dans la méditation, on voudrait bien que l’attention (= conscience, présence vigilante) se fixe au centre pour qu’à la longue, les illuminations surgissent.

Mais notre esprit conscient a tendance à naviguer dans tous les étages. Ce n’est pas trop grave, puisqu’il ne fait que circuler dans son propre domaine, mais tant qu’il ne se fixe pas suffisamment au centre, il ne capte que des perceptions éphémères, instables, de peu d’importance.

Les enseignants disent en général de tolérer et d’observer les divagations, de ramener patiemment l’esprit au centre, sans se fâcher ni s’énerver contre les vagabondages.

Jusqu’à ce qu’il prenne sa place au centre et qu’il s’y plaise de plus en plus.

Il n’y a pas d’autre système.

Voici un procédé qui peut être utile :

La méthode consiste à écouter son souffle, tout simplement.

Cela implique beaucoup de choses, parce que le souffle est la représentation physique de notre énergie vitale, celle-là même qui provient de la source au centre et qui constitue notre être.

En écoutant le souffle, on se relie donc naturellement et sans effort avec l’énergie Originelle, notre nature profonde.

L’intérêt est de se relier à cette énergie avant qu’elle se transforme en pensées et autres perceptions de notre existence.

C’est donc très utile pour calmer l’activité mentale.

Il est aussi recommandé de centrer l’attention sur l’un des trois points du corps qui sont des points source, et qui correspondent à des chakras.

Au troisième oeil, ou au centre de la poitrine, ou au centre de l’abdomen, trois doigts sous le nombril, ce point-là est le centre de gravité du corps et aussi le point où arrivent les énergies externes avant de se distribuer dans le corps.

Donc, finalement, c’est tout simple, fixer l’attention sur un point source, et écouter le souffle.

C’est tout.

Il n’y a plus rien à faire.

On est dans l’agir (écouter pour fixer l’attention) sans agir (puisqu’il n’y a plus rien à chercher, nous sommes directement dans l’énergie Originelle qui contient tout, plus besoin de chercher quoi que ce soit.)

On peut ainsi laisser fondre les barrières qui nous séparent, et que puisse s’ouvrir l’accès au monde spirituel.

Après chaque séance, on sent bien qu’on a reçu quelque chose, et que l’évolution se fait.

Et si on pratique cette respiration abdominale muette, elle peut nous accompagner dans bien des occasions au cours de la journée où nous pouvons nous recentrer et nous réaligner avec l’Origine.

 

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La concentration en méditation

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Le mental ne s’arrête jamais, peut-être même pas quand on meurt.(??)

Du reste il ne faut pas s’en défaire, puisque c’est la fonction qui capte et reçoit ce qui nous vient d’ailleurs. C’est le récepteur des échos du ciel, l’écran interface.

Alors, comment rejoindre la vacuité qui nous permet justement de recevoir quand l’écran est débarrassé des images vagabondes ou parasites ?

Se concentrer, cela signifie n’avoir qu’une seule idée, rester sur une seule.

La méthode courante est de se concentrer sur une idée, une seule.

On peut choisir une seule idée qui nous parle :

-la respiration

-le mental vide

-rester sans tête

-tout larguer,

-la paix, etc…

Prenons l’exemple de « la paix »

Si je n’ai que cette idée dans l’esprit, elle tend à évacuer les autres, parce qu’elle occupe toute la place à elle seule. Elle permet de ressentir la détente dans tout les corps, muscles et articulations, et matière grise.

Elle permet de renvoyer au loin tous les soucis du quotidien Elle peut s’intégrer à la respiration, devenir la respiration. Elle peut laisser monter un bien-être profond qui relaxe et apaise (c’est la production d’endorphines.)

Elle peut n’être d’abord qu’une idée de paix assez creuse comme un son sans écho, mais elle va devenir plus riche si on la maintient avec constance, en répétant le mot mentalement comme un très lent mantra à chaque respiration.

Etonnamment quand il n’y a plus que cette seule idée, elle rassemble tout le pouvoir du mental,  et finalement, elle a tendance à disparaître.

C’est comme une capsule spatiale qui nous a emmenés de l’autre côté et qui ensuite nous dépose dans l’espace d’énergie divine, dans l’état d’unité, là où il n’y a plus rien à chercher, plus rien à attendre, car ce qui nous parvient ne dépend pas de nous.

La paix devient un état vécu, de même nature que notre être profond et de même nature que la quiétude de l’énergie source.

Il faut bien sûr s’y reprendre à plusieurs fois, les idées parasites ne sont pas bien loin, mais tout le progrès qu’on peut faire vient de notre application patiente, et on peut être surpris d’ arriver  assez facilement au but que l’on recherche, c-à-d. établir un contact silencieux.

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Chacun peut trouver la méthode qui lui convient le mieux.

En voici une particulièrement intéressante. Elle vient des monastères des monts sacrés de Wudang, au centre de la Chine.

Pour aller vers le vide et le silence mental, elle propose simplement d’écouter son propre souffle.

Se concentrer sur le Dantian (chakra abdominal) pratiquer la respiration abdominale, et écouter son souffle que l’on dirige vers le Dantian.

Ecouter le souffle aide beaucoup à calmer le mental,

c’est dons un bon support de concentration,

et le souffle lui-même est le symbole de l’énergie céleste que nous recevons, c’est comme sentir directement l’énergie que l’on capte.

On trouve le point où tout s’arrête, où il n’y a plus de questions, plus de pensée active.

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La paix dans tous les coeurs.

 

Un remède universel

 

  Cet article reprend ce qui est dit dans un commentaire, c’est pour lui donner plus de visibilité.

la question était :

Il semblerait que pour vous, la méditation devienne la solution à  tous les problèmes du monde.
C’est bien peu réaliste. Combien de gens se soucient de la méditation ??? Et comment imaginer que cela pourrait changer les choses? 
A mon avis, une conception extrêmement naïve, ne croyez-vous pas ?

La réponse était :

Détrompez-vous, je crois vraiment que la méditation peut changer le monde, mais il ne s’agit pas de nous transformer tous en lamas tibétains.

je ferais les remarques suivantes :

  1. pourquoi ça change tout.

Comme je l’ai développé dans « La voie de l’humanité livre 2 », nous croyons voir et comprendre suffisamment, mais en réalité, nous ne comprenons que peu de choses, car nous sommes trop ancrés dans la logique cartésienne. De ce fait nous n’utilisons qu’une partie de notre cerveau, il nous manque une vision plus vaste, unitive, globale, holistique.

La méditation apporte cette vision car elle nous met au contact de notre être profond, et donc ravive en nous les valeurs profondes : le bien, le bon, le beau, le juste, le sacré… tout ce qui manque dans notre monde égoïste et matérialiste. Cela n’est pas une privation, c’est un enrichissement personnel.

Si un nombre croissant de personnes vivent ces valeurs, le monde change dès qu’un seuil critique est atteint.

Un tel phénomène s’est déjà produit récemment sous nos yeux, à propos des valeurs écologiques qui sont acceptées partout.

De la même façon, l’ouverture de la conscience collective à la spiritualité véritable doit nécessairement se produire. Le changement est déjà en route, et il est inévitable, heureusement.

Sans l’élargissement de la conscience que la méditation apporte, les tentatives d’amélioration se feront très lentement, partiellement, en progressant d’essais en erreurs, toujours obstruées par des vues limitées et des querelles d’egos encombrants.

Au contraire, en cessant de privilégier la logique objective et en ouvrant l’esprit plus largement aux autres valeurs, des centaines de solutions nouvelles peuvent surgir spontanément.

  1. ce n’est pas une pratique marginale.

La méditation est un recentrage, une remise au point de notre fonctionnement interne. C’est un processus naturel qui se produit chaque fois que nous prenons un moment de repos sans penser à rien.

Cela est différent des pratiques religieuses qui l’utilisent pour des buts spécifiques.

Les animaux savent le faire, parait-il. La méditation joue le même rôle qu’une bonne nuit de sommeil, mais elle nous mène un peu plus loin dans notre progression, ce que le repos nocturne ne fait pas.

C’est un pas de plus qu’il est essentiel que nous fassions si nous avons à cœur notre bien-être et celui du monde.

Notre seule compréhension objective ne suffira pas à nous changer sans rajouter un apport mystique qui fait partie de notre nature vraie et de notre fonctionnement naturel.

Prenez simplement des moments de repos sans penser à rien, même pas à vous ni à ce que vous êtes en train de faire, en vous libérant de toutes vos préoccupations (toutes), concentrez-vous seulement sur une respiration abdominale pour refaire le plein d’énergie, et c’est tout. Au bout de quelque temps, vous aurez bien changé.

  1. est-ce irréalisable ? quels moyens?

Il serait facile de généraliser la pratique si on voulait bien. Il suffirait de l’enseigner à l’école.

C’est une incroyable carence dans notre éducation.

Pourquoi forme-t-on les élèves au savoir intellectuel et à l’éducation physique sans y ajouter l’éducation psychique ou émotionnelle qui se situe entre les deux autres disciplines et qui est aussi importante?

Il ne s’agit pas d’instaurer une spiritualité de secte, mais bien l’éducation à la santé psychique naturelle qui est indispensable.

Savoir faire le vide pour régénérer son énergie interne, savoir équilibrer ses émotions et tenir à leur place les colères, les peurs, les soucis, les ambitions, toutes les émotions excessives, etc.

Se libérer des souffrance, des blocages et des stress, savoir conserver un climat mental calme et équilibré qui est aussi la source de la santé physique.

Savoir vivre dans la joie et la paix internes. On peut par ex. utiliser ce qui se fait en sophrologie, et qui est dérivé des techniques de Qigong.

Instituer cela dans les écoles au même titre que les cours d’éducation sportive, bien évidemment le monde en serait vite transformé.

La méditation ne nous met pas à l’isolement, au contraire, elle nous relie subtilement à tout ce qui nous entoure. Elle comporte donc une dimension sociale, car elle nous met en harmonie avec les autres. Cette vie harmonieuse peut se développer dans la famille, dans la communauté, dans toute la société.

Ce sera bien beau quand nous serons prêts pour cela.

Tant que ce n’est pas enseigné à l’école, au moins comme forme de relaxation, les parents feraient bien de donner l’exemple et de l’enseigner à la maison. C’est l’un des plus beaux cadeaux, ou le meilleur héritage qu’ils peuvent transmettre à leurs rejetons.

 

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