Météo Astro . 2019

Voici les prédictions météo pour le début 2019 selon l”astrologie chinoise,

une bonne occasion d’en vérifier l’exactitude!

Printemps tardif, nous avons eu de la neige sur les fleurs

Encore quelques épisodes de neige en ce début d’été (été chinois début mai)

phénomène inhabituel mais pas forcément surprenenant qui doit continuer jusqu’à  la fin mai.

viendront ensuite les vents d’été

Suite à un début d’été froid, de fortes tempêtes de vent se produiront probablement en de nombreux endroits et pendant toute la durée de l’été

Conséquences santé

les vents d’été sont durs à supporter pour ceux dont le foie est faible. risques d’étourdissements, vertiges, acouphènes, et attaques.

Pensez aux exercices de Qigong pour vous entretenir et vous protéger

Ceux que vous connaissez sont déjà utiles, mais d’ici quelques semaines, je publierai un excellent exercice en lien avec les influences astrales sur nos organismes et notre évolution personnelle.

A bientôt!

PREDICTIONS  pour l’AUTOMNE qui commence de 8 août dans le calendrier chinois

“L’humidité sera dominante dans l’ensemble de la saison, dans l’hémisphère nord, ce qui signifie s’attendre à beaucoup  de journées pluvieuses ou nuageuses.” (Maître Wu)

Santé: les problèmes porteront sur la digestion ou la peau.”

A nous d’observer si les annonces seront exactes!

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Le citadin et la nature

Pensée du jour,

Le citadin et la nature

On peut se demander comment nos congénères des cités apprécient la nature.

Ils ont accès à quelques bacs à fleurs, quelques arbres dans un parc, quelques m² de pelouse…soit quelques ilots surgissant du béton et du bitume.  Quelques clins d’œil de paix dans le brouhaha, l’agitation fébrile et la cohue de leur cadre de vie.

Quelques journées de vacances, encore accompagnées par le brouhaha, l’agitation fébrile et la cohue, mais en plus, quelques belles perspectives sur une baie majestueuse ou une montagne transcendante, un moment de paix qui surprend, car il tombe dessus inattendu.  Il y a sans doute divers degrés d’appréciation.

Le degré où on est surpris par la beauté d’une fleur, d’un paysage extraordinaire qui impressionne et intrigue. ( – C’est beau çà !)

Le degré écolo, qui évalue la mystérieuse sagesse que la science révèle. On peut en faire des tableaux didactiques savants. ( – C’est profond et précieux, çà !)

Le degré passionné du jardinier ou du collectionneur. Il vit avec ses plantes, avec le rythme de son jardin qui devient un bout de son âme. ( – C’est merveilleux, çà !)

Bien des degrés, jusqu’à celui du poète mystique qui vit dans ce qu’il voit, s’intègre à la feuille, à la forme de la branche, à la couleur du pétale. Immergé dans la présence de l’être environnant qui vibre avec son propre souffle. (-C’est sacré, çà !)

Victor Hugo,

Aux arbres :

« Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme!

…- vous m’avez vu souvent,

Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.

Vous le savez, la pierre où court un scarabée,

Une humble goutte d’eau de fleur en fleur tombée,

Un nuage, un oiseau, m’occupent tout un jour.

La contemplation m’emplit le cœur d’amour…

… Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,

Dans tout ce qui m’entoure et me cache à la fois,

Dans votre solitude où je rentre en moi-même,

Je sens quelqu’un de grand qui m’écoute et qui m’aime!… »

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« L’espace vide des vallées et la solitude illimitée qui règne au sein des chaînes montagneuses conduisent à l’émergence du cœur véritable. Lorsque vous observez la source pure qui bruisse sur le calcaire clair, les précipices abrupts auxquels s’accrochent quelques pins tenaces, votre cœur commence naturellement à entrer en communion avec la nature, et avec ces étendues isolées et désertes que l’esprit humain fréquente rarement. »

Hu Xuezhi, Maître taoïste de Wudang.

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 Où allons-nous ? Notre monde perd le contact avec la nature, qu’on n’a pas le temps de regarder, on ne perçoit plus le ciel de nuit, ni la paix des petits matins…

Nous vivons inconscients dans des charivaris qui nous divertissent et nous abasourdissent.

En dehors du tohu-bohu et des affairements, chacun peut retrouver la communion avec l’âme silencieuse du monde, et vivre alors plus pleinement.

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Le secret de l’univers

 

Tous les humains s’efforcent de comprendre leur univers, et presque tous ont l’impression que c’est trop difficile.

Quand ils pensent ne pas y parvenir, ils ont quand même largement compris leur univers, car ils portent en eux la réponse.

Pourquoi est-ce que comprendre l’univers dépend d’un “secret” mystérieux ?

Tout simplement parce que la nature de l’univers est invisible, inaudible, impalpable.

Mais qu’est-ce que c’est donc ?

C’est quelque chose qu’un nombre incalculable d’humains ont compris depuis les premiers temps de la conscience.

Le secret de l’univers, son origine et son essence, c’est une énergie, une et sans limites.

Alors qu’elle est insaisissable par des mots, cette énergie contient toutes les potentialités, elle contient en l’état abscons tout ce qui peut exister.

Au cours des siècles, à force de perception intuitive dans la contemplation, les sages sont parvenus à reconnaître son fonctionnement.

Les découvertes ont donc été faites en utilisant l’ensemble des facultés mentales (la perception intuitive, unitive, directe, dans la méditation) car cette connaissance dépasse la simple compréhension objective, qui est trop limitée et dissociative, qui nous sépare de ce que l’on veut comprendre.

Alors, qu’en est-il du résultat ?

C’est fort simple:

Toutes choses dans l’univers se développent à partir de l’énergie primordiale, cette essence fondamentale.

Il se forme en premier la sphère du non manifesté, un domaine dans lequel rien n’est discernable, rien n’est perceptible. C’est le tout, en l’état d’unité indivise. Tout y est, de manière indéfinissable.

Ce n’est donc pas très différent de l’énergie primordiale, mais c’est une première évolution que l’on nomme le Ciel antérieur.

Cette sphère de réalité non manifestée, que l’on nomme aussi l’univers incréé (non encore créé en un l’état perceptible pour nous) va donner naissance au monde manifesté que nous connaissons.

La sphère du manifesté, issue de la précédente, voit apparaître trois dimensions : l’esprit, la matière et la vie.

Cela se passe comme développement continu de la première énergie qui est la “substance insubstantielle” de toute chose.

On a donc l’énergie qui se manifeste sous forme d’esprit, l’énergie qui se manifeste sous forme de matière, et l’énergie qui se manifeste sous forme de vie.

La même énergie première se diversifie en plusieurs niveaux et en des formes multiples d’êtres et d’objets qui prennent alors une réalité individuelle.

Ce qui est énergie légère et pure (hautes fréquences vibratoires) se transforme en esprits.

Ce qui est énergie lourde et grossière (bas niveau de vibrations) se transforme en matière dans toutes ses apparences.

Il ne s’agit pas là d’élucubrations spéculatives, mais de connaissances certaines et sereines que la science commence à justifier lorsqu’elle y parvient quelque peu. (Physique quantique.)

Beaucoup plus important pour nous que les avancées scientifiques, c’est l’usage pratique que nous pouvons faire de l’expérimentation de l’énergie.

Comme l’énergie, que l’on nomme le Chi (prononcé tchi) sous-tend toute réalité, elle nous conduit à comprendre le monde, à comprendre ce que nous sommes, à comprendre ce qu’est notre destinée et comment la réaliser au mieux.

Comprendre l’énergie, c’est voir s’ouvrir la porte de la spiritualité véritable, c’est voir s’ouvrir le chemin à suivre.

L’énergie est notre propre être. Plus nous sommes avancés spirituellement, plus nous pouvons saisir cette réalité en son aspect subtil, subtil comme notre âme, subtil comme le “souffle” invisible qui nous entoure et porte notre vie.

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Un remède universel

 

  Cet article reprend ce qui est dit dans un commentaire, c’est pour lui donner plus de visibilité.

la question était :

Il semblerait que pour vous, la méditation devienne la solution à  tous les problèmes du monde.
C’est bien peu réaliste. Combien de gens se soucient de la méditation ??? Et comment imaginer que cela pourrait changer les choses? 
A mon avis, une conception extrêmement naïve, ne croyez-vous pas ?

La réponse était :

Détrompez-vous, je crois vraiment que la méditation peut changer le monde, mais il ne s’agit pas de nous transformer tous en lamas tibétains.

je ferais les remarques suivantes :

  1. pourquoi ça change tout.

Comme je l’ai développé dans « La voie de l’humanité livre 2 », nous croyons voir et comprendre suffisamment, mais en réalité, nous ne comprenons que peu de choses, car nous sommes trop ancrés dans la logique cartésienne. De ce fait nous n’utilisons qu’une partie de notre cerveau, il nous manque une vision plus vaste, unitive, globale, holistique.

La méditation apporte cette vision car elle nous met au contact de notre être profond, et donc ravive en nous les valeurs profondes : le bien, le bon, le beau, le juste, le sacré… tout ce qui manque dans notre monde égoïste et matérialiste. Cela n’est pas une privation, c’est un enrichissement personnel.

Si un nombre croissant de personnes vivent ces valeurs, le monde change dès qu’un seuil critique est atteint.

Un tel phénomène s’est déjà produit récemment sous nos yeux, à propos des valeurs écologiques qui sont acceptées partout.

De la même façon, l’ouverture de la conscience collective à la spiritualité véritable doit nécessairement se produire. Le changement est déjà en route, et il est inévitable, heureusement.

Sans l’élargissement de la conscience que la méditation apporte, les tentatives d’amélioration se feront très lentement, partiellement, en progressant d’essais en erreurs, toujours obstruées par des vues limitées et des querelles d’egos encombrants.

Au contraire, en cessant de privilégier la logique objective et en ouvrant l’esprit plus largement aux autres valeurs, des centaines de solutions nouvelles peuvent surgir spontanément.

  1. ce n’est pas une pratique marginale.

La méditation est un recentrage, une remise au point de notre fonctionnement interne. C’est un processus naturel qui se produit chaque fois que nous prenons un moment de repos sans penser à rien.

Cela est différent des pratiques religieuses qui l’utilisent pour des buts spécifiques.

Les animaux savent le faire, parait-il. La méditation joue le même rôle qu’une bonne nuit de sommeil, mais elle nous mène un peu plus loin dans notre progression, ce que le repos nocturne ne fait pas.

C’est un pas de plus qu’il est essentiel que nous fassions si nous avons à cœur notre bien-être et celui du monde.

Notre seule compréhension objective ne suffira pas à nous changer sans rajouter un apport mystique qui fait partie de notre nature vraie et de notre fonctionnement naturel.

Prenez simplement des moments de repos sans penser à rien, même pas à vous ni à ce que vous êtes en train de faire, en vous libérant de toutes vos préoccupations (toutes), concentrez-vous seulement sur une respiration abdominale pour refaire le plein d’énergie, et c’est tout. Au bout de quelque temps, vous aurez bien changé.

  1. est-ce irréalisable ? quels moyens?

Il serait facile de généraliser la pratique si on voulait bien. Il suffirait de l’enseigner à l’école.

C’est une incroyable carence dans notre éducation.

Pourquoi forme-t-on les élèves au savoir intellectuel et à l’éducation physique sans y ajouter l’éducation psychique ou émotionnelle qui se situe entre les deux autres disciplines et qui est aussi importante?

Il ne s’agit pas d’instaurer une spiritualité de secte, mais bien l’éducation à la santé psychique naturelle qui est indispensable.

Savoir faire le vide pour régénérer son énergie interne, savoir équilibrer ses émotions et tenir à leur place les colères, les peurs, les soucis, les ambitions, toutes les émotions excessives, etc.

Se libérer des souffrance, des blocages et des stress, savoir conserver un climat mental calme et équilibré qui est aussi la source de la santé physique.

Savoir vivre dans la joie et la paix internes. On peut par ex. utiliser ce qui se fait en sophrologie, et qui est dérivé des techniques de Qigong.

Instituer cela dans les écoles au même titre que les cours d’éducation sportive, bien évidemment le monde en serait vite transformé.

La méditation ne nous met pas à l’isolement, au contraire, elle nous relie subtilement à tout ce qui nous entoure. Elle comporte donc une dimension sociale, car elle nous met en harmonie avec les autres. Cette vie harmonieuse peut se développer dans la famille, dans la communauté, dans toute la société.

Ce sera bien beau quand nous serons prêts pour cela.

Tant que ce n’est pas enseigné à l’école, au moins comme forme de relaxation, les parents feraient bien de donner l’exemple et de l’enseigner à la maison. C’est l’un des plus beaux cadeaux, ou le meilleur héritage qu’ils peuvent transmettre à leurs rejetons.

 

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Peur de la mort

La peur de la mort s’explique facilement pour ceux qui croient qu’ils ne sont que leur corps, ou ceux qui ne savent pas ce qui les attend après leur décès.

Une autre bonne raison de craindre la mort, c’est penser qu’on a raté ce que l’on devait accomplir, c’est-à-dire se réaliser spirituellement. On est passé à côté du sens de l’existence, et la mort apparaît comme une sanction pour cet échec.

Nous sommes déjà éternels, nous sommes une particule vivante de la conscience de cet univers vivant qui se renouvelle éternellement.

Notre être a déjà vécu des milliers d’années, et c’est pourquoi nous avons déjà acquis de belles capacités. (Bravo, nous !)

Nous sommes éternels, mais par malheur, nous ne sommes pas immortels. Nous devons donc recommencer le travail de vivre ici-bas tant et aussi longtemps que nous ne serons pas devenus des êtres d’une totale pureté spirituelle, et donc capable de s’unir avec notre Origine.  (Il y a encore du boulot.)

La peur de la mort, c’est surtout la peur d’avoir raté ce qui rend l’existence si précieuse, cette occasion unique d’évoluer vers un destin supérieur.

Quand nous sommes morts, l’âme qui nous survit n’a plus la capacité d’évoluer dans l’au-delà. Il faudra qu’elle reprenne un cycle de renaissance pour poursuivre son évolution. (Retourner à la maternelle, c’est pas marrant.)

Ce qui se cache inconsciemment dans l’amour des parents pour l’enfant, c’est le souhait que l’enfant ait toutes ses chances de réussir au mieux son existence, c-à-d. sa progression spirituelle. C’est cette opportunité qui rend la vie ici si précieuse.

 

Les témoignages sur les expériences de mort imminente, par ceux qui ont jeté un coup d’œil de l’autre côté et qui sont revenus montrent bien que le corps physique est une enveloppe. On pourrait dire, un véhicule, un vaisseau au-delà duquel la vie éternelle se poursuit.

Nous connaissons les moyens de bien réussir notre passage.

Un premier moyen est une vie morale irréprochable, parce qu’elle élimine la négativité.

Un autre moyen est la méditation qui est exactement le raffinage à faire.

Un troisième est particulièrement intéressant, c’est le Qigong.

A quoi sert notre passage dans un corps ?? A quoi sert ce corps ?? Eh bien, il sert à nous fournir l’énergie nécessaire à notre évolution. Il sert à nous mettre en rapport avec notre contenu spirituel qui n’est pas encore raffiné, ou sublimé. Ce que fait le Qigong, c’est d’aller chercher ces énergies primaires pour les raffiner. Donc, un outil excellent de progression.

Le Qigong peut être une méditation en soi, ou aussi un complément utile à la méditation, car il travaille directement sur l’énergie du corps.

Le mieux est sans doute de conjuguer les différents moyens dont nous disposons.

L’exercice de Qigong Primordial améliore notre existence ici-bas et aussi nos conditions de survie après la mort, car il nous rapproche de l’immortalité.

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L’idéal est de vivre en accord avec les lois de l’univers, notamment la loi morale qui est au fond de toutes les âmes. On peut parvenir à se sentir intégré à l’univers entier, sentir qu’on ne fait qu’un avec l’immensité.

Dans cet état, l’inquiétude n’existe plus, il arrive même que la maladie n’existe plus. On a vu des sages vivre à un âge avancé sans aucun souci de santé, sans aucune douleur ou malaise, en pleine forme physique et mentale malgré l’affaiblissement inévitable du corps.

Alors, quand le moment de transformation arrive, il ne s’agit plus que de franchir un pas vers le monde spirituel qui est déjà le nôtre. Ce pas à franchir n’est que de laisser tomber l’enveloppe corporelle qui nous a permis d’arriver au bout du chemin.

Un processus aussi simple et naturel que l’envol d’une feuille d’automne dans le vent.

L’être spirituel qui est le fruit d’une vie réussie s’envole dans le monde qui est vraiment le sien, et qui est tout près du nôtre.

 

Ici et maintenant

Ici et maintenant et encore un peu plus tard

Il n’est pas facile toujours d’accorder notre expérience avec l’enseignement

Ainsi, par exemple, la notion d’un chemin  parcourir et l’idée que tout se passe ici et maintenant.

Et pourtant les deux coexistent.

Car le chemin, la Voie, et l’objectif final à atteindre sont en fait une seule et même chose.

Le but final, c’est d’atteindre notre propre nature.

Et pourtant, nous l’avons déjà.

C’est donc plutôt de réunir la petite parcelle que nous possédons, avec le grand tout universel.

Unir le moi avec le Soi. (= Éveil, dépassement de l’ego.)

Le problème vient du fait que nous sommes sur terre, une zone d’énergie lourde et grossière, où les choses s’accordent mal, mais nous sommes dotés d’une âme céleste qui aspire à compléter la perfection qu’elle contient.

Ainsi, au cours d’une méditation, nous atteignons, ou au moins nous approchons cette réunion, la communion entre notre âme divine et celle de l’univers.

Lorsque nous retournons dans le quotidien, des surprises nous attendent.

Nous retrouvons nos défauts et nos problèmes.

Tant et aussi longtemps que nous sommes présents ici-bas, nous devons affronter les conditions de la vie terrestre.

Et même quand nous aurons trépassé, nous serons des ombres, des êtres imparfaits voués à repartir pour un tour.

Jusques à quand ? Jusqu’à ce que nous ayons pleinement complété notre propre nature, pleinement réintégré le tout originel.

C’est le sens de notre destinée sur terre : se réaliser pleinement. C’est la nécessité d’un travail sur soi qui est long, et assez ingrat.

La condition humaine est faite d’ambiguïté, de dualité, de paradoxes.

Un bon exemple est le problème du Bien et du Mal.

Les enseignements disent que le Bien et le Mal n’existent pas, car tout existe en profonde harmonie.

C’est vrai. Mais pas à notre niveau. Dans la vie ordinaire terrestre, le Bien et le Mal existent bel et bien. Ils n’ont pas encore été réunis dans la neutralité suprême.

L’instant présent est vécu par notre âme profonde, mais dès que nous entrons dans l’action, dans la pensée, dans le quotidien, le passé et le futur s’invitent pour danser autour.

Tout l’univers créé (= manifesté,) est fait d’énergie en mouvement, qui suit donc son chemin.

En tant que grande Unité, tout l’univers est l’instant présent. En tant qu’existence ici-bas, au milieu de l’échelle, entre Ciel et Terre, nous vivons dans le temps, (et même que nous aimons ça.)

On comprend donc le sens des paroles un peu mystérieuses des enseignements qui parlent « d’agir sans agir, » de faire sans rien faire.

Dans la méditation, nous agissons sans agir. Dans l’immobilité nous avançons, dans la vacuité, nous sommes plus que jamais.

Dans la pratique du mental vide, propre et non occupé, nous rejoignons notre être profond sans rien faire.

Et lorsque dans le monde extérieur nous agirons, nous penserons, beaucoup de choses se produiront d’elles-mêmes, heureuses et imprévues si nous les avons méritées. Sinon, l’inverse.

Ceux et celles qui usent leurs semelles sur le chemin de Compostelle tirent la langue et soignent leurs pieds douloureux. Mais ils continuent jusqu’au bout. Pourquoi ?

Parce qu’ils portent en eux la destination finale.

La Voie et le chemin pour l’atteindre sont une seule et même chose.

 

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Le mental vide

Le Mental vide

 

Souvent, ceux qui pratiquent la méditation depuis longtemps sont déçus et trouvent les résultats insuffisants.

C’est la situation humaine de tous, = assis entre deux chaises. Divisés, partagés.

D’un côté la vie quotidienne, ses plaisirs, ses inquiétudes, ses obligations, le monde où l’on vit, qui nous accapare presque complètement, et de l’autre côté, le besoin de paix, d’unité, de cohérence, de s’élever au-dessus du tourbillon quotidien qui ne mène à rien si on y reste.

Entre les deux, il y a le voile, le mur, le silence, l’échec, on sent qu’on ne parvient pas à enregistrer des progrès radicaux, ou s’ils apparaissent, c’est pour être perdus quelque temps plus tard.

Le monde quotidien, c’est celui du moi, de ses désirs, du besoin d’aboutir.

Le monde spirituel qui semble inaccessible, c’est celui de l’esprit en nous, qui exige que nous fassions notre chemin.

Les anciens nous ont enseigné que ces deux mondes ne sont pas séparés. (Les nouveaux enseignements n’apportent rien de plus, ils reprennent simplement ce qui a déjà été dit.)

Les deux mondes ne sont pas séparés, cependant, nous en faisons l’expérience comme de deux choses distinctes. C’est que s’ils ne sont pas séparés en eux-mêmes, pour nous, pour notre expérience personnelle, ils ne sont pas unis.

S’ils étaient unis, nous n’aurions aucun problème, nous serions des êtres divins achevés.

Par conséquent, la voie naturelle, c’est tout simplement de les réunir. C’est notre travail de développement personnel, c’est le sens de notre destinée.

La dualité externe, esprit/matière, bien/mal ne nous satisfait pas, la dualité interne, corps/esprit, désirs malhonnêtes/désirs sublimes, besoins grossiers/besoins subtils, ne nous satisfait pas.

La dualité moi/le monde, ne nous satisfait pas.

Nous avons donc bien à tout instant un urgent problème à résoudre, celui d’accorder tout ça.

La méditation est l’exercice de choix qui réunit ce monde et l’autre, la nature externe et la nature profonde. La méditation opère une alchimie qui raffine notre essence grossière et la transforme en essence subtile.

Elle distille nos énergies de la matière et des sens pour en faire de l’énergie spirituelle pure et subtile.

A long terme, elle transforme complètement notre être, le faisant passer de l’état divisé à l’union complète avec sa propre nature profonde.

Ce que nous trouvons difficile, c’est que ce processus est très lent, et très long. Pire ! Il ne finit jamais.

Ce n’est pas réjouissant.

Et pourtant,

Quand on dit que les résultats ne sont pas satisfaisants, pas grand-chose pour nos attentes, c’est peut-être exagéré. Il y a certainement de l’évolution tant que nous pratiquons, mais nous ne le percevons pas bien. Il ne faut pas se comparer avec ce que l’on voudrait être, il faut plutôt se comparer avec ce que l’on était il y a 5 ou 10 ans, alors, oui ! Il y a de l’évolution.

Que faut-il donc faire pour que les choses aillent mieux ?

Nous avons dit qu’il y a deux mondes à réunir. Les humains sont entre Ciel et Terre, sur la frontière.

Changer de camp.

Choisir entre le monde quotidien terrestre et le monde spirituel de la méditation. Nous passons de l’un à l’autre, mais le plus souvent nous sommes dans le quotidien terrestre. Pour un effet plus radical, la solution est de changer de camp.

C’est  à dire transporter le monde de la méditation dans la vie de tous les jours.

Nous appartenons aux deux mondes, et nous devons donc être dans les deux mondes à la fois, mais privilégier l’un des deux sans répudier l’autre donne le mouvement à notre évolution, dans un sens ou dans l’autre.

Si nous choisissons de privilégier l’évolution spirituelle en continu, là, c’est vraiment un changement radical qui nous attend.

— Pensons à tous ceux et celles qui se sont consacrés à une voie, qui ont été tondus et revêtus d’un habit uniforme, est-ce qu’il faut se dépouiller autant que ça ?  (Tremblements et frissons.)

Pour ce qui est radical, oui, pour ce qui est effrayant, non, car il s’agit de rester dans la voie naturelle.

Amener la spiritualité dans la vie de tous les jours, amener l’état d’esprit de méditation dans le quotidien, c’est changer totalement sa façon de vivre.

Comment ça fonctionne ?

C’est garder un mental vide et non occupé.

Mental (mind) signifie une fonction dont le rôle est de relier entre elles toutes les instances de la personne, les niveaux animal (sensations), émotionnel, intellectuel et l’être spirituel élevé (intuition).

Garder le mental vide : cela revient à se détacher, à mettre une distance entre le tourbillon externe et le centre de son être.

C’est-à-dire :

Ne pas laisser le mental galoper dans tous les sens. C’est une pure perte d’énergie.

Ne pas courir après les satisfactions externes, ce n’est pas le but de la vie. Ainsi on évite de devenir dépendant des satisfactions externes.

Éviter de rester irrémédiablement attaché  à quoi que ce soit, c’est ne pas porter de boulet au pied.

Ne pas se laisser perturber par les conflits.

Essayer de rester détaché du monde externe et de ses bouleversements permanents.

— C’est bien, on voit bien que c’est l’état mental de méditation détaché de tout, mais comment ça marche en pratique ? Quand on vit dans le monde, on est impliqué dans tout ce qui se passe, on n’est pas vraiment libre de se détacher.

Pourtant, c’est possible, sinon en permanence, du moins en de multiples occasions dans la journée. (Pas en conduisant tout de même.) Bien sûr, quand on est occupé à une tâche, ou à une conversation, on s’y consacre entièrement, mais on reviendra facilement au mental vide et non occupé si celui-ci devient une habitude.

Ce mental libre, méditatif, sera dans notre regard comme une loupe inversée, ou un clair cristal pour regarder les évènements qui nous entourent. Ils seront éloignés, mis en perspective et les malheurs apparaîtront moins nocifs, moins blessants, (même s’il faut encore leur donner leur dû.) Les bonheurs seront moins fugaces et fascinants.

Échecs, succès, richesse, pauvreté, renommée, calomnie, deuils, maladie, frustrations, etc…tout le kaléidoscope de l’existence peut tourner sans nous affecter outre mesure. Même l’amour de nos proches se trouvera étendu, raffiné et plus profond en n’étant plus crispé sur l’exclusivité.

Sentons vivre cette conscience vigilante, libre, vide et paisible qui peut nous accompagner partout.

— Ce discours ressemble à une prédication irresponsable ou un baratin de magicien sur un champ de foire ?

Sûrement pas si l’on comprend comment fonctionne le mental vide et non occupé.

Un sage disait que c’était la maîtresse clé pouvant ouvrir toutes les portes.

Le voile, le mur, qui nous sépare du monde spirituel est constitué de notre propre imperfection, de l’état grossier de nos énergies animales, et des abus, des concrétions de nos énergies mentales (désirs, émotions, ruminations sans fin, conceptions intellectuelles internalisées…)

Progresser spirituellement signifie en tout et pour tout effectuer une purification.

Raffiner, transformer l’énergie grossière en énergie subtile.

La pratique du mental vide et non occupé est très précisément le processus de purification. On le comprend bien en méditation, il en est de même en dehors de la méditation.

Le mental nous met alors en contact avec notre nature interne profonde, qui est la même que la nature pure et intacte du reste de l’univers. Et celle-ci peut nous transformer si nous communions avec elle.

Voilà pourquoi il est possible d’atteindre un état où les malheurs et vicissitudes de l’existence nous touchent moins. Parce que nous changeons  de domaine, nous migrons dans la nature même de l’esprit, celle qui est présente avant l’apparition de l’univers, celle qu’aucun choc de notre monde externe ne peut atteindre.

— D’accord, mais si on fait le bilan, on se rend compte que nous devons quand même beaucoup nous dépouiller ! Abandonner des désirs, des émotions, des pensées, le vouloir, l’intelligence, le savoir, pour atteindre l’esprit interne qui est dans la vacuité. On comprend qu’il soit difficile de changer de camp. Le bénéfice n’est pas évident.

Un sage répondrait : le bénéfice est incommensurable. Il faut le vivre pour le savoir.

Nettoyer le mental nous met en harmonie avec notre milieu de vie, avec tous les phénomènes changeants, et non plus en opposition.

C’est connaître le bonheur de devenir pleinement achevé, d’avoir conduit notre être imparfait à sa pleine réalisation. C’est connaître une joie et un bien-être indicibles.

Voilà une façon de mesurer nos progrès : en gardant un mental libre et non occupé, (les sages disent aussi « un mental propre,  ») on sent apparaître la vigueur de l’énergie vitale, et avec elle ce profond bonheur immotivé et inconditionnel, le bonheur d’être.

Alors, derniers conseils que nous donnerait un sage :

Ne restons pas assis au bord du chemin à nous lamenter parce qu’on ne voit pas de progrès, parce que l’illumination ne vient pas. Débarrassons ce qui obstrue l’illumination.

Ne perdons pas notre temps en vaines luttes contre un ego fantôme et un mental retors.

Soyons heureux et satisfaits avec ce que nous avons.

Ici et maintenant.

Nous avons tout ce qu’il faut, et rien à rajouter. Il reste simplement à effectuer patiemment et méthodiquement le travail de laisser croître l’esprit qui est en nous, en restant dans l’harmonie et en cultivant le mental vide, propre, calme et non occupé.

 

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DÉTERMINISME, conditionnement, libre-arbitre

 

 On peut se demander si tous nos choix ne sont pas déterminés par notre conditionnement, nous croyons sans doute disposer d’un libre arbitre, mais qu’en est-il en fait ?

De toute évidence, nous sommes fortement conditionnés, mais…

mais on peut observer ceci:

Nous sommes surtout conditionnés dans les domaines les plus lourds, les plus physiques de notre être.

L’appartenance à un sexe est déjà un déterminisme qui dicte ses lois. Les instincts (le boire et le manger etc.) nous conditionnent comme les animaux. Nous n’avons que deux oreilles ! Si nous devenons sourds, la troisième ne nous aidera pas. !!

Si nous remontons un peu plus haut nous voyons que dans la sphère émotionnelle, nous sommes aussi fortement conditionnés par tout notre vécu, toute notre formation familiale et affective qui est propre à chacun et dont on a bien du mal à se défaire si elle est gênante,

Encore faut-il se rendre compte de ce conditionnement.

Si nous remontons un peu plus haut jusqu’à la sphère intellectuelle, on voit bien que nous sommes encore totalement conditionnés par tout ce que nous avons appris, sur les plans religieux, philosophique, scolaire, politique, culturel, et même par notre milieu géographique.

Notre milieu culturel est comme une teinture qui nous donne irrémédiablement une couleur différente des autres…

Il semble bien que nous ne pouvons pas exercer de libre choix dans un tel contexte.

 Et pourtant,

si nous remontons encore un peu plus haut, nous arrivons dans la sphère spirituelle, et là, surprise ! Il y a bien des possibilités de libre arbitre.

Le mental intellectuel est conditionné car les concepts appartiennent au monde physique. Un mot, c’est une chose rattachée aux choses, même les mots abstraits.

Prenons l’exemple du mot Liberté, il nous relie à la Révolution, au fronton de la Mairie, aux interdictions des parents, à des images de prison, à des contrôles de police, à des souvenirs de vacances, etc…mais il ne nous donne aucunement des indications sur les choix d’action, il ne nous donne aucune latitude spontanée pour vivre et agir, il nous rattache simplement à de multiples autres choses.

Donc si nous remontons encore un peu plus haut, nous arrivons dans le mental plus spirituel, et c’est là que nous découvrons notre libre arbitre.

Le mental spirituel est détaché de la matière, des mots. Le mental spirituel, c’est l’intuition fulgurante, l’imagination, la créativité, l’inventivité spontanée.

C’est la libre conscience qui peut nous offrir des choix de libre arbitre, surtout si nous la développons.

Il y a ainsi en nous l’observateur silencieux qui nous indique ce qui est bon et ce qui n’est pas bon à faire. Suivre ses indications ou non, c’est du libre arbitre.

Si nous n’avions aucun libre arbitre, nous serions tout simplement restés sur un plan très animal.

Nous faisons tous l’expérience que nous devenons plus libres et plus légers à mesure que nous nous développons spirituellement. Cela correspond à une libération des conditionnements, à la dissolution des liens qui nous attachent à notre passé.

Il est impossible de se défaire complètement des conditionnements et déterminismes propres à la vie en ce monde, mais c’est notre travail que de s’en libérer le plus possible pour devenir davantage des êtres spirituels.

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Les anciens et les modernes

A notre époque, nous vivons une période de transformation des pratiques spirituelles. Les anciennes religions ne sont plus guère suivies. Elles perdent du crédit car leurs théologies, qui sont des constructions fabriquées pour des temps anciens, paraissent désuètes face aux découvertes de la science moderne et aux nouveaux styles de vie.

Et pourtant le besoin de certitudes spirituelles n’a jamais été aussi grand, justement à cause de l’effondrement des religions.

Dans ce contexte, on voit apparaître une spiritualité nouvelle spontanée, celle du New Age, qui improvise des découvertes spirituelles diverses, un peu dans toutes les directions.

Notons au passage que les festivals de musique de la jeunesse sont très chargés de spiritualité.

On voit aussi apparaître des manifestations assez cohérentes qui ont tendance à prendre le haut du pavé.

Il s’agit de l’enseignement de multiples personnes qui ont connu l’éveil spirituel, et qui en témoignent. Osho, Arnaud Desjardins, Douglas Harding, Eckhart Tolle, etc, nommez-en autant que vous voudrez, ils sont très nombreux, heureusement.

Ces enseignants ont tous leurs disciples, et ils répondent donc au besoin d’une spiritualité moderne acceptable et reconnue.

Ces enseignements d’éveillés possèdent naturellement des points communs : ils mettent l’accent sur la découverte de notre nature profonde, qui se révèle dans le lâcher-prise. Foin des dogmes et des théologies, il suffit d’entrer en soi-même pour découvrir notre vraie nature et la présence transcendante de la réalité spirituelle.

Chacune de des lignes de vision possède sa spécificité, son point de vue original, mais dans la même tendance d’ensemble.

Alors la question qui se pose, bien entendu : que faut-il maintenant faire des traditions anciennes, sont-elles à jeter aux orties comme les religions discréditées ?

Certaines traditions orientales restent très respectées, justement à cause de leur culte de la vacuité, de la pratique méditative en dehors des théories dogmatiques. Le Bouddhisme, l’Hindouisme, le Zen… rassemblent un nombre important d’adeptes qui disposent d’un enseignement assuré et cohérent.

On respecte également les traditions premières, comme le Chamanisme, qui ont des pratiques simple et spontanées, dépourvues de croyances gênantes.

Il demeure également les structures spirituelles indépendantes solidement ancrées qui se maintiennent en dehors des remous, comme la Franc-Maçonnerie, la théosophie, etc.

La situation est différente pour les disciples des éveillés modernes. Ils adoptent les vues de leurs maîtres à penser, et trouvent là leur bonheur. Mais pour une grande part, ils demeurent encore dans la recherche et le questionnement, comme s’ils cherchaient plus d’assurance et plus de réponses.

Une tendance remarquable chez eux est de penser qu’ils ont trouvé la pierre philosophale et que tout le reste ne vaut rien. Ils diraient « Tout ce qui a été enseigné auparavant, c’est de la crotte de bique, des croyances dépassées qui n’étaient utilisées que pour contrôler le bon peuple. Ce que les anciennes traditions véhiculent, c’est tout simplement inutile ou dépassé. »

Ce serait là une erreur majeure.

Certaines traditions sont encore beaucoup à apporter.

D’abord elles mettent l’accent sur la pratique méditative et l’éveil, tout comme les éveillés modernes qui ne font que découvrir ce que l’on sait déjà depuis longtemps.

 

L’ENSEIGNEMENT DES ÉVEILLÉS MODERNES OUVRE LA PORTE

─ Excusez monsieur, mais je trouve que ce que j’apprends chez mon guide spirituel me convient parfaitement, et je n’ai pas besoin d’aller chercher ailleurs.

─ Exact. Cet enseignement est très utile. Il est excellent. Du reste il n’y a pas d’autre entrée dans la spiritualité moderne véritable. Il faut passer par là, leur enseignement est ce qui convient. Ayez confiance, ce n’est pas une fausse route, c’est la bonne.

─ Mais alors que trouvez-vous à dire de plus ?

─ Je dirais que si les éveillés modernes ouvrent la porte d’une spiritualité adaptée à notre monde, leur enseignement ne contient quand même pas tout ; il lui manque ce que les traditions anciennes peuvent apporter.

─ Comme quoi ? Pouvez-vous expliquer plus clairement ?

─ Le savoir ancien est le trésor de l’humanité. Une tradition telle que la Voie Intégrale (Tao) possède un savoir prodigieux. On peut suivre les enseignants modernes, mais leur vision est limitée à celle d’une personne, il se peut que cela nous tienne vous aussi dans un périmètre spirituel limité.

Par exemple rester fixé sur l’idée qu’il n’y a pas de chemin à faire car tout est déjà là.

─ Mais les anciens le disent aussi !

─ Oui, mais il y a plus que cela. Vous aurez besoin d’autres informations, d’autres réponses.  Vous risquez par exemple de rester enfermés dans une lutte stérile contre votre « mental » et contre votre ego. Cela va limiter les progrès que vous pouvez faire.

Il n’est pas dit que si leur expérience est fiable, ce soit la même chose que vous devriez adopter illico, en essayant de vous raccrocher à leur niveau à eux. (Vous ne pouvez pas coller sur vous leur acquis à eux.)

─ J’obtiens les réponses dont j’ai besoin, et je suis satisfait de mon évolution.

─ Bien, mais sachez aussi que la tradition de la Voie Intégrale contient toutes les réponses dont vous aurez encore besoin plus tard.

─ Mais c’est quoi cette particularité de la Voie Intégrale ?

─ Il manque aux éveillés modernes quelques dizaines de siècles d’expérience. L’éveil leur est tombé dessus à l’improviste, comme le ciel vous tombe sur la tête. La chose est différente dans les traditions où les pratiquants passent des journées, ou des années, en retraite méditative. Souvenez-vous de cet ermite qui était allé chercher du pain et qui sur le chemin du retour se mit en méditation. Lorsqu’il refit surface, le pain était moisi.

─ Qu’est-ce que ça montre ?

─ Cela montre une pratique dans laquelle il est possible d’atteindre des connaissances très profondes, c’est ce que l’on nomme la sagesse.

─ Que voulez-vous dire ?

─ Sagesse signifie connaissance profonde et complète.

La voie du Tao est une culture en dehors de toute mesure. Parce qu’elle a débuté à l’époque préhistorique et s’est poursuivie en se développant et en s’enrichissant au cours des âges sans interruption. C’est la même culture, la même pensée qui s’est poursuivie depuis les chamans des temps les plus reculés jusqu’aux temples et hôpitaux de l’époque moderne.

Songez à un savoir humain unifié se continuant depuis les grottes ornées protohistoriques, jusqu’aux périodes de l’antiquité et aux temps modernes, et cela sur un territoire immense.

─ Et alors, qu’est-ce que ça donne ?

Cela donne de comprendre complètement tout ce qui nous entoure. Savoir que tout est fondé sur une énergie unique qui se manifeste en esprit, en force vitale et en matière. Cela montre quelle est la structure de l’univers et de la personne, quelle est leur évolution, et donc le sens de la destinée. Cela peut donner la découverte des êtres surnaturels qui nous entourent. Cela donne des applications pratiques en médecine, en diététique et en art de vivre.

Cela donne aussi une voie à suivre pour se développer spirituellement.

─ Mais on n’a pas besoin de savoir tout ça si l’on a compris que tout est une seule et même  nature spirituelle, y compris la nôtre.

─ Vrai. Tout comme on n’a pas besoin d’être médecin pour être en bonne santé. On n’a même besoin d’aucun enseignement quand on sait répondre instinctivement à sa nature profonde.

─ Dites-nous donc pourquoi vous insistez à comparer les anciens et les modernes.

─ C’est une mise en garde contre l’erreur de rejeter une tradition comme la Voie Intégrale. On entend parfois dire : tous ces enseignements ne sont que des croyances. Or cela est parfaitement faux. Ce sont des découvertes précieuses et permanentes fondées sur l’expérience.

Le livre de base de la médecine chinoise est daté entre le 4e et le 2e siècle avant notre ère, mais il est toujours utilisé et enseigné comme la référence de base, car ce qui est dedans n’a pas à changer. C’est comme si vous étiez soigné par un médecin des pharaons avec des résultats aussi bons ou parfois meilleurs que ceux de l’hôpital du coin. Un traité de prescriptions datant de l’an 652 est toujours utilisé, parmi tant d’autres.

Il en va exactement de même des enseignements spirituels, qui font partie de la même sagesse, comme le Tao Teh Ching. Si on les approfondit, on découvre des connaissances dont l’étendue, la profondeur et la précision sont époustouflantes. Cela, les éveillés modernes l’ignorent, c’est pourquoi il faut prendre avec un grain de sel une remarque comme celle-ci :

« Si quelqu’un vous déclare que vous pouvez apprendre quelque chose ou obtenir une perception directe grâce à une technique ou un système, passez votre chemin. » (J. Klein)

Cela n’est pas exact. Il existe des exercices qui peuvent conduire à l’éveil. Il existe des méditations actives qui peuvent conduire à des progrès remarquables. Ce n’est pas parce qu’on ignore une chose qu’elle n’existe pas !

─ Vous avez votre  vérité, donc c’est la bonne !

Non, la vérité est disséminée partout, comme l’air et l’énergie, elle appartient à tout le monde, elle est universelle, on ne peut pas se l’approprier.

Simplement disons qu’il vaut mieux ne pas négliger ce que l’on ne connaît pas. Selon toute vraisemblance, cela peut compléter ce que vous savez déjà, si vous êtes assez tolérant pour l’examiner de près.

Dans une vidéo, Stephen Jourdain déclare avec une belle assurance : « toutes les traditions sont à mettre à la poubelle ! »

C’est ce genre d’erreur qu’il faut éviter.

─ A quoi bon nous parler d’une sagesse qui ne nous est  pas accessible, on ne la trouve nulle part !

Nous n’en avons pas forcément besoin, peut-être l’avons-nous déjà.

Nous sommes à l’ère des communications et ce qui était inconnu depuis des siècles peut devenir accessible. Quand nous en aurons besoin, sésame s’ouvrira. Nous ne perdons rien.

Les éveillés nous ouvrent la porte, nous avons ce qu’il faut, nous sommes au bon endroit au bon moment. Nous faisons la bonne pratique, tout est là.

Nous venons d’entrer dans l’ascenseur, mais nous ne sommes pas encore au 36e étage.

─ Ah bon ! C’est ça que ça veut dire : « on voyage mais il n’y a pas de chemin,  le but du trajet et le trajet sont la même chose. Vous partez mais vous êtes déjà arrivés ! »

C’est l’ascenseur !

— Si on peut en rire, il doit y avoir du vrai.

 

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La concentration en méditation (2)

Modifier “La concentration en méditation (2)”

La concentration, le point délicat de la méditation, sur lequel il faut souvent revenir.

Il est essentiel d’engager son intention sincère, et alors le travail est déjà à moitié fait.

Considérons notre espace mental.

Le mental est la faculté de perception qui relie toutes les parties de notre être entre elles, et aussi avec le mental universel, l’intelligence cosmique.

Notre mental peut percevoir quatre degrés:

– des sensations corporelles: j’ai faim, j’ai froid, j’ai mal aux pieds…

– des émotions: la joie, la frustration, la croupe de ma voisine, etc…

– des idées, des pensées. Pensées ordinaires ou bien pensées structurées et avancées, raisonnement philosophique ou mathématique; etc.

– des intuitions, des illuminations comme l’éveil.

A chaque degré, on s’élève un peu plus dans le domaine spirituel.

On peut voir ça comme une échelle qui monte en haut, où se trouve la source.

On peut aussi voir ça comme des cercles concentriques, les perceptions corporelles sont les plus éloignées du centre, et les autres degrés progressivement à l’intérieur du cercle avec les intuitions et la présence de la source au centre.

Concentration: dans la méditation, on voudrait bien que l’attention (= conscience, présence vigilante) se fixe au centre pour qu’à la longue, les illuminations surgissent.

Mais notre esprit conscient a tendance à naviguer dans tous les étages. Ce n’est pas trop grave, puisqu’il ne fait que circuler dans son propre domaine, mais tant qu’il ne se fixe pas suffisamment au centre, il ne capte que des perceptions éphémères, instables, de peu d’importance.

Les enseignants disent en général de tolérer et d’observer les divagations, de ramener patiemment l’esprit au centre, sans se fâcher ni s’énerver contre les vagabondages.

Jusqu’à ce qu’il prenne sa place au centre et qu’il s’y plaise de plus en plus.

Il n’y a pas d’autre système.

Voici un procédé qui peut être utile :

La méthode consiste à écouter son souffle, tout simplement.

Cela implique beaucoup de choses, parce que le souffle est la représentation physique de notre énergie vitale, celle-là même qui provient de la source au centre et qui constitue notre être.

En écoutant le souffle, on se relie donc naturellement et sans effort avec l’énergie Originelle, notre nature profonde.

L’intérêt est de se relier à cette énergie avant qu’elle se transforme en pensées et autres perceptions de notre existence.

C’est donc très utile pour calmer l’activité mentale.

Il est aussi recommandé de centrer l’attention sur l’un des trois points du corps qui sont des points source, et qui correspondent à des chakras.

Au troisième oeil, ou au centre de la poitrine, ou au centre de l’abdomen, trois doigts sous le nombril, ce point-là est le centre de gravité du corps et aussi le point où arrivent les énergies externes avant de se distribuer dans le corps.

Donc, finalement, c’est tout simple, fixer l’attention sur un point source, et écouter le souffle.

C’est tout.

Il n’y a plus rien à faire.

On est dans l’agir (écouter pour fixer l’attention) sans agir (puisqu’il n’y a plus rien à chercher, nous sommes directement dans l’énergie Originelle qui contient tout, plus besoin de chercher quoi que ce soit.)

On peut ainsi laisser fondre les barrières qui nous séparent, et que puisse s’ouvrir l’accès au monde spirituel.

Après chaque séance, on sent bien qu’on a reçu quelque chose, et que l’évolution se fait.

Et si on pratique cette respiration abdominale muette, elle peut nous accompagner dans bien des occasions au cours de la journée où nous pouvons nous recentrer et nous réaligner avec l’Origine.

 

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Le non-être

Le non-être, expression difficile à comprendre.

En fait, non être ne signifie pas disparaître dans le néant.

Non-être signifie ne plus être une chose, ne plus être un objet. Ne plus être un corps.

Le corps fait partie du monde matériel, le monde terrestre.

C’est le monde de la souffrance, du gain et de la perte, du bien et du mal.

A mesure qu’on se développe spirituellement, on s’élève peu à peu au-dessus de cette dualité.

On commence à avoir une vue plus unifiée, plus détachée de toutes les choses.

On passe progressivement dans le monde spirituel,

Celui où on n’a pas de corps, et donc pas d’attaches.

Au-delà du bien et du mal, des excès et des vides, des gains et des pertes.

Evidemment, cela n’est pas possible à 100 p. 100 tant que nous sommes ici-bas. Ici, tout ce que nous vivons nous touche directement.

C’est plutôt ce qui se réalise au complet lorsque nous avons évolué et que nous quittons le corps.

C’est sans doute aussi ce que les Bouddhistes appellent l’état de Bouddha, au-delà du Samsara.

Etre dans le non-être signifie être devenu un être spirituel non incarné, invisible, comme les anges et les saints du paradis et tous les sages réalisés qui nous aident.

C’est pas des blagues, il y a plein de créatures spirituelles invisibles autour de nous.

Si nous réussissons bien notre évolution, nous pourrons encore venir nous balader discrètement dans ce bas monde sans même nous ré incarner.

Le non-être ne signifie pas le néant, car l’être spirituel subsiste.

C’est un état de bonheur auquel on peut s’entraîner dès maintenant.

— Ah oui ?? Alors dites-moi donc qu’est-ce que c’est qui subsiste quand on est décédé, moisi et décomposé, ou bien réduit en poudre dans une urne funéraire ??

— Ce qui disparaît, c’est la conscience individuelle, c’est-à-dire la conscience du corps, c’est-à-dire la conscience sensitive, ou sensible = attachée aux sens. C’est ce qui forme la notion d’ego ou soi individuel. Pas la peine de trop lutter pour vous en défaire, l’ego restera au fond de votre tombeau. C’est comme le fric, on ne l’emporte pas avec soi.

—Ah bon, et alors, qu’est-ce que c’est qui subsiste ??

— Ce qui subsiste, c’est la conscience supérieure, qui ne nous appartient pas, mais à laquelle nous appartenons. Cette conscience supérieure, c’est l’Esprit. Une conscience qui est déjà en nous en un état peu développé. La conscience qui saisit tout en essence, sans rien séparer en morceaux. Par exemple si vous contemplez une touffe d’herbe, vous êtes la touffe d’herbe, vous êtes la même essence, il n’y a pas de différence entre elle et vous. Cette conscience saisit par identification. Vous êtes dans l’état d’unité, vous êtes le tout.

Comme disait Deepak Chopra à propos de la conscience cosmique :

« Quand cette expérience impressionnante se produira, elle te paraîtra aussi simple et naturelle que d’être assis ici, sous les étoiles, mais tu deviendra alors chacune des étoiles qui dansent dans le ciel. »

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La concentration en méditation

Modifier “La concentration en méditation”

Le mental ne s’arrête jamais, peut-être même pas quand on meurt.(??)

Du reste il ne faut pas s’en défaire, puisque c’est la fonction qui capte et reçoit ce qui nous vient d’ailleurs. C’est le récepteur des échos du ciel, l’écran interface.

Alors, comment rejoindre la vacuité qui nous permet justement de recevoir quand l’écran est débarrassé des images vagabondes ou parasites ?

Se concentrer, cela signifie n’avoir qu’une seule idée, rester sur une seule.

La méthode courante est de se concentrer sur une idée, une seule.

On peut choisir une seule idée qui nous parle :

-la respiration

-le mental vide

-rester sans tête

-tout larguer,

-la paix, etc…

Prenons l’exemple de « la paix »

Si je n’ai que cette idée dans l’esprit, elle tend à évacuer les autres, parce qu’elle occupe toute la place à elle seule. Elle permet de ressentir la détente dans tout les corps, muscles et articulations, et matière grise.

Elle permet de renvoyer au loin tous les soucis du quotidien Elle peut s’intégrer à la respiration, devenir la respiration. Elle peut laisser monter un bien-être profond qui relaxe et apaise (c’est la production d’endorphines.)

Elle peut n’être d’abord qu’une idée de paix assez creuse comme un son sans écho, mais elle va devenir plus riche si on la maintient avec constance, en répétant le mot mentalement comme un très lent mantra à chaque respiration.

Etonnamment quand il n’y a plus que cette seule idée, elle rassemble tout le pouvoir du mental,  et finalement, elle a tendance à disparaître.

C’est comme une capsule spatiale qui nous a emmenés de l’autre côté et qui ensuite nous dépose dans l’espace d’énergie divine, dans l’état d’unité, là où il n’y a plus rien à chercher, plus rien à attendre, car ce qui nous parvient ne dépend pas de nous.

La paix devient un état vécu, de même nature que notre être profond et de même nature que la quiétude de l’énergie source.

Il faut bien sûr s’y reprendre à plusieurs fois, les idées parasites ne sont pas bien loin, mais tout le progrès qu’on peut faire vient de notre application patiente, et on peut être surpris d’ arriver  assez facilement au but que l’on recherche, c-à-d. établir un contact silencieux.

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Chacun peut trouver la méthode qui lui convient le mieux.

En voici une particulièrement intéressante. Elle vient des monastères des monts sacrés de Wudang, au centre de la Chine.

Pour aller vers le vide et le silence mental, elle propose simplement d’écouter son propre souffle.

Se concentrer sur le Dantian (chakra abdominal) pratiquer la respiration abdominale, et écouter son souffle que l’on dirige vers le Dantian.

Ecouter le souffle aide beaucoup à calmer le mental,

c’est dons un bon support de concentration,

et le souffle lui-même est le symbole de l’énergie céleste que nous recevons, c’est comme sentir directement l’énergie que l’on capte.

On trouve le point où tout s’arrête, où il n’y a plus de questions, plus de pensée active.

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La paix dans tous les coeurs.

 

Sagesse ignorée

 

 

La pommette de l’aubépine, (crataegus, Shan Zha) est abondante en automne. Peu de gens connaissent ses bienfaits quand on l’utilise en décoction.

 Sagesse5 C’est un excellent médicament dans les cas d’indigestion. Elle facilite la digestion de la viande et des corps gras. Elle facilite la circulation sanguine et s’emploie aussi dans les maladies cardiovasculaires, contre l’hyperlipémie, le cholestérol. Elle prend soin des artères coronaires, et des autres. Utile dans l’hypertension.

C’est parce qu’elle excelle à dissoudre le gras, mais en plus elle assouplit les tissus endurcis. Elle garde donc les artères souples, et nous savons tous que « nous avons l’âge de nos artères ! »

Les ménagères chinoises l’utilisent pour attendrir les vieilles poules à la cuisson, c’est tout dire !

Sagesse6 Voilà donc de bonnes choses à savoir, et pourtant,

C’est aussi un exemple des trésors de sagesse que recèle la tradition, et si peu d’entre nous y ont accès. Nous avons entendu parler du Ginseng, du Go Ji, mais il y a bien autre chose !!

La pommette n’est qu’un exemple; le savoir des sages anciens contient tout ce qu’il nous faut pour mieux vivre, et tout ce qu’il nous faut pour en finir avec les problèmes de toutes sortes qui nous entourent.

Mais savons-nous y avoir accès ?

Sagesse7 Taichi, Qigong, Pharmacopée, enseignements spirituels, tout est disponible, ne le ratons pas, et nous raterons beaucoup moins tout ce que nous faisons.

Le trésor de sagesse peut changer notre vie et changer le monde, nous l’avons sous la main, allons-nous le laisser dormir ??

 

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