Peur de la mort

La peur de la mort s’explique facilement pour ceux qui croient qu’ils ne sont que leur corps, ou ceux qui ne savent pas ce qui les attend après leur décès.

Une autre bonne raison de craindre la mort, c’est penser qu’on a raté ce que l’on devait accomplir, c’est-à-dire se réaliser spirituellement. On est passé à côté du sens de l’existence, et la mort apparaît comme une sanction pour cet échec.

Nous sommes déjà éternels, nous sommes une particule vivante de la conscience de cet univers vivant qui se renouvelle éternellement.

Notre être a déjà vécu des milliers d’années, et c’est pourquoi nous avons déjà acquis de belles capacités. (Bravo, nous !)

Nous sommes éternels, mais par malheur, nous ne sommes pas immortels. Nous devons donc recommencer le travail de vivre ici-bas tant et aussi longtemps que nous ne serons pas devenus des êtres d’une totale pureté spirituelle, et donc capable de s’unir avec notre Origine.  (Il y a encore du boulot.)

La peur de la mort, c’est surtout la peur d’avoir raté ce qui rend l’existence si précieuse, cette occasion unique d’évoluer vers un destin supérieur.

Quand nous sommes morts, l’âme qui nous survit n’a plus la capacité d’évoluer dans l’au-delà. Il faudra qu’elle reprenne un cycle de renaissance pour poursuivre son évolution. (Retourner à la maternelle, c’est pas marrant.)

Ce qui se cache inconsciemment dans l’amour des parents pour l’enfant, c’est le souhait que l’enfant ait toutes ses chances de réussir au mieux son existence, c-à-d. sa progression spirituelle. C’est cette opportunité qui rend la vie ici si précieuse.

 

Les témoignages sur les expériences de mort imminente, par ceux qui ont jeté un coup d’œil de l’autre côté et qui sont revenus montrent bien que le corps physique est une enveloppe. On pourrait dire, un véhicule, un vaisseau au-delà duquel la vie éternelle se poursuit.

Nous connaissons les moyens de bien réussir notre passage.

Un premier moyen est une vie morale irréprochable, parce qu’elle élimine la négativité.

Un autre moyen est la méditation qui est exactement le raffinage à faire.

Un troisième est particulièrement intéressant, c’est le Qigong.

A quoi sert notre passage dans un corps ?? A quoi sert ce corps ?? Eh bien, il sert à nous fournir l’énergie nécessaire à notre évolution. Il sert à nous mettre en rapport avec notre contenu spirituel qui n’est pas encore raffiné, ou sublimé. Ce que fait le Qigong, c’est d’aller chercher ces énergies primaires pour les raffiner. Donc, un outil excellent de progression.

Le Qigong peut être une méditation en soi, ou aussi un complément utile à la méditation, car il travaille directement sur l’énergie du corps.

Le mieux est sans doute de conjuguer les différents moyens dont nous disposons.

L’exercice de Qigong Primordial améliore notre existence ici-bas et aussi nos conditions de survie après la mort, car il nous rapproche de l’immortalité.

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L’idéal est de vivre en accord avec les lois de l’univers, notamment la loi morale qui est au fond de toutes les âmes. On peut parvenir à se sentir intégré à l’univers entier, sentir qu’on ne fait qu’un avec l’immensité.

Dans cet état, l’inquiétude n’existe plus, il arrive même que la maladie n’existe plus. On a vu des sages vivre à un âge avancé sans aucun souci de santé, sans aucune douleur ou malaise, en pleine forme physique et mentale malgré l’affaiblissement inévitable du corps.

Alors, quand le moment de transformation arrive, il ne s’agit plus que de franchir un pas vers le monde spirituel qui est déjà le nôtre. Ce pas à franchir n’est que de laisser tomber l’enveloppe corporelle qui nous a permis d’arriver au bout du chemin.

Un processus aussi simple et naturel que l’envol d’une feuille d’automne dans le vent.

L’être spirituel qui est le fruit d’une vie réussie s’envole dans le monde qui est vraiment le sien, et qui est tout près du nôtre.