Le non-être

Le non-être, expression difficile à comprendre.

En fait, non être ne signifie pas disparaître dans le néant.

Non-être signifie ne plus être une chose, ne plus être un objet. Ne plus être un corps.

Le corps fait partie du monde matériel, le monde terrestre.

C’est le monde de la souffrance, du gain et de la perte, du bien et du mal.

A mesure qu’on se développe spirituellement, on s’élève peu à peu au-dessus de cette dualité.

On commence à avoir une vue plus unifiée, plus détachée de toutes les choses.

On passe progressivement dans le monde spirituel,

Celui où on n’a pas de corps, et donc pas d’attaches.

Au-delà du bien et du mal, des excès et des vides, des gains et des pertes.

Evidemment, cela n’est pas possible à 100 p. 100 tant que nous sommes ici-bas. Ici, tout ce que nous vivons nous touche directement.

C’est plutôt ce qui se réalise au complet lorsque nous avons évolué et que nous quittons le corps.

C’est sans doute aussi ce que les Bouddhistes appellent l’état de Bouddha, au-delà du Samsara.

Etre dans le non-être signifie être devenu un être spirituel non incarné, invisible, comme les anges et les saints du paradis et tous les sages réalisés qui nous aident.

C’est pas des blagues, il y a plein de créatures spirituelles invisibles autour de nous.

Si nous réussissons bien notre évolution, nous pourrons encore venir nous balader discrètement dans ce bas monde sans même nous ré incarner.

Le non-être ne signifie pas le néant, car l’être spirituel subsiste.

C’est un état de bonheur auquel on peut s’entraîner dès maintenant.

— Ah oui ?? Alors dites-moi donc qu’est-ce que c’est qui subsiste quand on est décédé, moisi et décomposé, ou bien réduit en poudre dans une urne funéraire ??

— Ce qui disparaît, c’est la conscience individuelle, c’est-à-dire la conscience du corps, c’est-à-dire la conscience sensitive, ou sensible = attachée aux sens. C’est ce qui forme la notion d’ego ou soi individuel. Pas la peine de trop lutter pour vous en défaire, l’ego restera au fond de votre tombeau. C’est comme le fric, on ne l’emporte pas avec soi.

—Ah bon, et alors, qu’est-ce que c’est qui subsiste ??

— Ce qui subsiste, c’est la conscience supérieure, qui ne nous appartient pas, mais à laquelle nous appartenons. Cette conscience supérieure, c’est l’Esprit. Une conscience qui est déjà en nous en un état peu développé. La conscience qui saisit tout en essence, sans rien séparer en morceaux. Par exemple si vous contemplez une touffe d’herbe, vous êtes la touffe d’herbe, vous êtes la même essence, il n’y a pas de différence entre elle et vous. Cette conscience saisit par identification. Vous êtes dans l’état d’unité, vous êtes le tout.

Comme disait Deepak Chopra à propos de la conscience cosmique :

« Quand cette expérience impressionnante se produira, elle te paraîtra aussi simple et naturelle que d’être assis ici, sous les étoiles, mais tu deviendra alors chacune des étoiles qui dansent dans le ciel. »

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La concentration en méditation

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Le mental ne s’arrête jamais, peut-être même pas quand on meurt.(??)

Du reste il ne faut pas s’en défaire, puisque c’est la fonction qui capte et reçoit ce qui nous vient d’ailleurs. C’est le récepteur des échos du ciel, l’écran interface.

Alors, comment rejoindre la vacuité qui nous permet justement de recevoir quand l’écran est débarrassé des images vagabondes ou parasites ?

Se concentrer, cela signifie n’avoir qu’une seule idée, rester sur une seule.

La méthode courante est de se concentrer sur une idée, une seule.

On peut choisir une seule idée qui nous parle :

-la respiration

-le mental vide

-rester sans tête

-tout larguer,

-la paix, etc…

Prenons l’exemple de « la paix »

Si je n’ai que cette idée dans l’esprit, elle tend à évacuer les autres, parce qu’elle occupe toute la place à elle seule. Elle permet de ressentir la détente dans tout les corps, muscles et articulations, et matière grise.

Elle permet de renvoyer au loin tous les soucis du quotidien Elle peut s’intégrer à la respiration, devenir la respiration. Elle peut laisser monter un bien-être profond qui relaxe et apaise (c’est la production d’endorphines.)

Elle peut n’être d’abord qu’une idée de paix assez creuse comme un son sans écho, mais elle va devenir plus riche si on la maintient avec constance, en répétant le mot mentalement comme un très lent mantra à chaque respiration.

Etonnamment quand il n’y a plus que cette seule idée, elle rassemble tout le pouvoir du mental,  et finalement, elle a tendance à disparaître.

C’est comme une capsule spatiale qui nous a emmenés de l’autre côté et qui ensuite nous dépose dans l’espace d’énergie divine, dans l’état d’unité, là où il n’y a plus rien à chercher, plus rien à attendre, car ce qui nous parvient ne dépend pas de nous.

La paix devient un état vécu, de même nature que notre être profond et de même nature que la quiétude de l’énergie source.

Il faut bien sûr s’y reprendre à plusieurs fois, les idées parasites ne sont pas bien loin, mais tout le progrès qu’on peut faire vient de notre application patiente, et on peut être surpris d’ arriver  assez facilement au but que l’on recherche, c-à-d. établir un contact silencieux.

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Chacun peut trouver la méthode qui lui convient le mieux.

En voici une particulièrement intéressante. Elle vient des monastères des monts sacrés de Wudang, au centre de la Chine.

Pour aller vers le vide et le silence mental, elle propose simplement d’écouter son propre souffle.

Se concentrer sur le Dantian (chakra abdominal) pratiquer la respiration abdominale, et écouter son souffle que l’on dirige vers le Dantian.

Ecouter le souffle aide beaucoup à calmer le mental,

c’est dons un bon support de concentration,

et le souffle lui-même est le symbole de l’énergie céleste que nous recevons, c’est comme sentir directement l’énergie que l’on capte.

On trouve le point où tout s’arrête, où il n’y a plus de questions, plus de pensée active.

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La paix dans tous les coeurs.